Conclusions de la conférence sociale sur l’égalité hommes femmes
Posté par mariannereynaud le novembre 27, 2007
Ils étaient tous en discussion (patronat, syndicats et gouvernement) autour du thème de l’égalité hommes femmes depuis septembre. Leurs conclusions ont été rendues hier : les entreprises devront résorber ces inégalités avant 2009 sous peine d’être sanctionnées financièrement (sanctions dissuasives calculées en fonction de la masse salariale), et l’argent récolté servira à renforcer les efforts des entreprises qui donnent l’exemple. Une loi sur le sujet devrait être à l’étude dès le premier semestre 2008. Il s’agit finalement de trouver une solution pour mieux faire appliquer la législation actuellement en vigueur car par exemple la loi oblige déjà les entreprises à établir un «rapport de situation comparé», c’est à dire que chaque année, les entreprises de plus de 50 salariés sont dans l’obligation d’identifier les inégalités salariales entre hommes et femmes dans leurs entreprises et d’y remédier. Or aujourd’hui, seul un tiers de ces entreprises en font la démarche, ce qui est bien insuffisant et seulement 112 entreprises ont signé des accords d’entreprises sur l’égalité professionnelle depuis 2002.
Seules des sanctions pénales, difficiles à mettre en place, existent aujourd’hui. Suite à ces discussion, ce sera l’inspection du travail qui pourra demander ces sanctions suite aux contrôles, en plus de tout le travail qu’ils font (notamment la recherche de travail au noir dans les entreprises) Ces sanctions seront effectives dès la fin du délai donné par l’État pour régulariser leur situation, c’est à dire dès début 2010.
Un rapport de l’INSEE paru en 2005 avait constaté un ecart salarial entre hommes et femmes de 18,9%. Un autre constat peut être pointé du doigt : les femmes sont plus au chômage que les hommes et souvent celles qui travaillent sont en contrat précaires (mi-temps par exemple) et 60% d’entre elles occupent des postes reconnus parmi les plus mal payés. Faute de sanctions suffisantes, nombre d’entreprises pratiquent encore ces différences.
Pour ma part, j’ai du mal à comprendre comment un chef d’entreprise peut aujourd’hui faire encore une différence à compétences égales entre un homme et une femme. L’image de la femme au foyer pour faire la cuisine, le linge et le ménage, sans activité professionnelle est-elle encore d’actualité? Je suis loin d’être une féministe convaincue, (marquer les différences ne fait que les souligner), mais ces différences constatées aujourd’hui (surtout depuis la mise en place de la parité) ne devraient, à mon sens, plus exister depuis longtemps. Une question se pose “les femmes chefs d’entreprises créent-elles autant d’inégalités dans leurs propres structures?” Si l’un d’entre vous connait cette statistique, je serai curieuse d’avoir la réponse.





Maud Pourquier a dit
Définition de la “femme au foyer”: profession en voie de disparition dont l’activité pludisciplinaire, n’est pas rémunérée. Or, à partir du moment où les études n’ont pas permis la “formation continue”, in situ, pour l’apprentissage des tâches ménagères, on a actuellemenr sur le “marché” des jeunes femmes handicapées majeures pour ce qui est de la gestion des activités essentielles de la maison.
Et la parité sur ce rôle, pour les hommes? A quand, l’homme au foyer, en france? Nous sommes en retard par rapport aux pays scandinaves où dans certains cas, les femmes travaillent à l’extérieur et les maris aux fourneaux, assurent l’encadrement scolaire de leurs enfants, et ne se sentent pas dévalorisés de ce choix.