Manifestons ce samedi 5 avril à 18h30 contre la politique d’immigration, de quotas et d’exclusion du gouvernement
Posté par mariannereynaud le avril 1, 2008
Sous la menace exécutoire d’une obligation à quitter le territoire français(OQTF), ils vivent dans la peur des contrôles et dans la précarité.
Les régularisations sont rares. Elles dépendent de critères mal définis et sont soumises au pouvoir discrétionnaire du préfet.
Sans titre de séjour, il est très difficile d’obtenir une embauche ou même une promesse de contrat de travail, et sans cela, il est quasiment impossible d’obtenir un titre de séjour…La situation de certaines personnes «sans papiers», en particulier des célibataires, est désespérante.
Le comité de soutien, qui regroupe en Charente une vingtaine d’organisations, en appelle à la solidarité pour faire comprendre à l’administration la gravité de cette situation. Il vous invite donc à participer en nombre à cette manifestation, ainsi qu’au rassemblement qui a lieu chaque mercredi à 12 h 15, devant l’hôtel de ville d’Angoulême.
Les politiques de chasse aux sans-papiers sont non seulement inhumaines et injustes, mais également coûteuses.
Les coûts induits par cette débauche de moyens policiers et la mobilisation d’infrastructures (transports ferroviaires, portuaires et aériens, centres de rétention…) seraient plus utiles pour financier des services publics ou l’aide au développement.
Au contraire, si ces mêmes sans-papiers étaient autorisés à vivre en France en toute légalité, le paiement des cotisations sociales de ces travailleurs permettrait d’alimenter les caisses de la protection sociale.
LA XENOPHOBIE D’ETAT TUE LES DROITS DE TOUS
FRANÇAIS, IMMIGRES : EGALITE, SOLIDARITE !
POUR UNE SOCIETE FRATERNELLE ET SOLIDAIRE,
UN SURSAUT CITOYEN S’IMPOSE
NOUS MANIFESTERONS TOUS ENSEMBLE
LE SAMEDI 5 AVRIL 2008
A ANGOULEME
Rendez-vous à 14 h 30 à la Bussate
La société démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
- la suppression du ministère de «l’identité nationale»,
- l’arrêt de la chasse aux sans-papiers, l’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention,
- l’arrêt des poursuites contre les soutiens des sans-papiers,
- l’abrogation de lois stigmatisant les migrants et bafouant leurs droits,
- l’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception et les quotas,
- la mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de l’Europe forteresse,
- le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail pour toutes et tous,
- des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur autonomie,
- la régularisation de tous les sans papiers,
- l’abolition de la taxe à l’emploi pour l’embauche de travailleurs étrangers,
- une politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre dignement en France.
Dans les écoles, les collèges et les lycées, un grand mouvement de solidarité entoure les enfants d’hommes et de femmes sans-papiers menacés d’expulsion.
Ce mouvement est essentiel à la société française : les enfants des écoles, ce sont les enfants de ce pays, ce sont les enfants de la République.
A titre individuel ou au sein d’associations, des cinéastes se sont engagés en parrainant et en protégeant ces familles en difficulté et en danger.
La décision de faire un film collectif s’est vite imposée à nous.
Pour réaliser ce film, ils se sont adressés au Réseau Éducation Sans Frontière (RESF) et à des enseignants, qui nous ont présenté certains de leurs élèves, des enfants de ceux qu’on appelle « sans-papiers ».
Avec l’accord de leurs parents, nous avons travaillé avec eux en ateliers d’écriture. Les enfants ont raconté leurs situations, confronté leurs expériences. De ces échanges est né un texte (voir pétition à signer), de ce texte est né un film. Leur film. Une forme simple qui porte leur parole et leur histoire. Une histoire de peur et de souffrance.
Les enfants ont participé à ce travail avec leur passion et leurs espoirs. Espoir de voir cesser l’arbitraire, qui fait toujours d’eux des enfants de « sans-papiers », des enfants de déboutés. Espoir de vivre sans la peur quotidienne d’être expulsés. Passion d’apprendre et de grandir dans un pays qui est le leur comme il est le nôtre.
Ces enfants doivent vivre parmi nous.
Il est aujourd’hui urgent d’affirmer :
“Laissez les grandir ici !”
signez la pétition ici :





diawara a dit
celui qui lute peut perdre celui qui lute pas a deja perdu