Santé : nouvelle attaque aux ménages les plus modestes
Posté par mariannereynaud le septembre 9, 2009

Santé en danger!
En projet actuellement dans la tiroirs du gouvernement : l’augmentation du forfait hospitalier qui passerait de 15 à 20€ par jour soit 25% d’augmentation mais également le dé-remboursement de certains médicaments comme les anti-douleurs (paracétamol; aspirine). Cette mesure viserait à réduire le déficit de la sécurité sociale estimé à 20 milliards en 2009. Par ailleurs, n’oublions pas ce déficit est inférieur aux 30 milliards distribués aux banques l’an dernier sous couvert de la crise économique, banques qui n’ont pas plus prêté aux particuliers qu’auparavant.
Pour Jean-Marie Le Guen, médecin et député PS, président du conseil d’administration de l’AP-HP (Assistance Publique -Hôpitaux de Paris), après les franchises médicales, cette forte augmentation du forfait hospitalier journalier pénalisera fortement les plus fragiles, ceux qui n’ont ni la CMU, ni une couverture complémentaire soit 10 à 12% de la population.
Cette hausse pourrait être une cause de “renoncement aux soins ou une ponction supplémentaire dans leur pouvoir d’achat.“
“Ce n’est pas en faisant payer les plus pauvres qu’on sauvera la Sécurité Sociale et les hôpitaux mais en les dotant d’une bonne gestion et de recettes suffisantes” estime le député. “Il faut relancer l’emploi et éviter de dépenser l’argent auprès de laboratoires” (vaccins anti-grippe qui risquent d’arriver trop tard, non connaissance de leur innocuité).
L’accès à la santé et à l’égalité des soins est pour ma part un droit fondamental. Il est clair que le gouvernement se dirige peu à peu vers une privatisation de notre système de santé au profit de grands groupes privés. Aujourd’hui, nous pouvons constater dans les structures sociales que le premier poste d’économie dans les familles se fait sur la santé avec l’arrêt des cotisations aux mutuelles complémentaires par exemple. les collectivités via les maisons de la solidarité ou les Centre communaux d’action sociale sont désormais amenés à aider ceux qui ne peuvent plus se soigner via l’aide sociale.
Nous avons pu constater que les pays qui ont d’ors et déjà privatisé leur système de santé (les anglo-saxons entre autre) sont en train de trouver des solutions pour faire machine arrière. Alors pourquoi ne pas profiter des erreurs de nos voisins pour éviter de faire les mêmes?
La mise en place de telles mesure est clairement un affront aux personnes les plus fragiles et aux revenus les plus modestes. L’égalité à l’accès aux soins est sérieusement remise en cause.




