Voté en décembre, révisé en janvier. Le budget 2010 a subi cette semaine sa première loi rectificative pour…aggraver la dette publique avec l’adoption du « grand emprunt » de 35 milliards. Sur le principe un emprunt national pour financer des investissements d’avenir aurait pu être une bonne chose s’il marquait un changement de politique économique.
Mais dans la situation économique et financière critique, avec une dette qui dépasse les 1500 milliards d’euros, il apparaît comme une fuite en avant.
Cette charge supplémentaire, le gouvernement aurait pu l’éviter en remettant en cause sa politique de défiscalisation des plus fortunés. La simple abrogation du paquet fiscal et de l’exonération des plus-values de cession auraient permis de financer les priorités d’avenir sans avoir à emprunter. Les socialistes l’ont proposé, le gouvernement a une nouvelle fois dit non ! Seule note positive du débat, un amendement socialiste de Didier Migaud a permis de taxer réellement les bonus des traders. Lire la suite »




