Message de Claude Barratier concernant le débat sur l’école publique / privée.
Publié par mariannereynaud le février 11, 2010
La reprise sur Internet (sites et blogs) de la lettre pour la maîtrise du forfait communal provoque un grand nombre de courriers qui me demandent de préciser que l’école privée catholique accomplit une mission de service public, qu’on lui doit donc la parité avec l’école publique, et que les communes doivent donc payer pour les classes maternelles et les ATSEM.
Je précise bien volontiers.
L’école publique a bien une mission de service public, c’est même sa raison d’être. Elle est obligée sans les choisir d’accueillir tous les enfants de la commune, et même l’Inspecteur d’Académie peut lui imposer des enfants d’autres communes pour des cas de suivi de fratries, d’accessibilité handicap, etc…L’Ecole catholique, n’ayant pas une mission de service public ne peut pas être légalement sollicitée par l’Inspection publique, elle choisit ses élèves, des communes qu’elle veut.
Etant le contraire d’un service public, l’école privée catholique a une mission évangélique parfaitement respectable et rappelée chaque année par les diocèses, par le secrétariat général à l’enseignement catholique. Une mission de service public ne peut pas être évangélique, c’est expressément interdit par notre constitution.
Il n’y a d’ailleurs pas qu’à l’Ecole publique que s’arrête la mission évangélique. Dans les hôpitaux publics, les préfectures, les mairies, les commissariats de police, les casernes, etc..les fonctionnaires n’ont même pas le droit d’afficher leur religion ou philosophie: slogan Ni Dieu ni Maître interdit sur un tee shirt ou un insigne, burka, kippa, croix interdits aussi….En vertu de la loi de 1905, en application de notre Constitution, notre République est laïque et donc tous ses services le sont. Avec l’école catholique nous sommes dans une configuration par définition différente. Le crucifix grand ou petit a toute sa place à l’école privée, le slogan religieux aussi, l’affichage de la croyance y est normale, l’Etat n’y interdit pas le port du voile, alors qu’il le fait dans l’Ecole de la République, service public laïque et non prosélyte.
La Mairie, qui est un service public, a en responsabilité de l’école publique au même titre que de l’Etat civil, elle n’a pas du tout la responsabilité de l’école privée qui relève du diocèse.
Comme il n’y a pas mission de service public, il n’y a pas parité.
L’école privée a obtenu une petite contribution communale obligatoire pour les seuls enfants de la scolarité obligatoire (l’école élémentaire) qui est loin de représenter le coût de l’élève de l’école publique: celui ci bénéficie des investissements (interdits pour le privé, des heures périscolaires(études, garderies du matin et du soir, le privé n’y a pas droit..
La direction de l’enseignement catholique diffuse, répète, ressasse cette idée de service public d’une école privée et de la parité, en sachant que tout cela ne repose sur aucune loi et que c’est même anticonstitutionnel. En mettant dans la tête des gens qu’il y a parité, elle grignote peu à peu des avantages financiers, et des communes vont au double ou au triple de ce qui est dû. Ne finit on pas par croire vrai ce qu’on a répété et récité ? C’est une méthode qui marche mais qui a ses limites, celles de la vérification citoyenne…
Claude BARRATIER





marwa a dit
belle toffffffffff
collomb a dit
se faire le chancre de la justice est une belle chose ne pas faire undelit de fuite apres accident en est une autre