Il faut aider la Grèce : les socialistes voteront le plan d’aide à la Grèce
« Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! » écrivait Victor Hugo : aider la Grèce, c’est nous aider nous-mêmes. C’est aussi aider l’Europe à dépasser les égoïsmes nationaux qui ont rendu jusqu’à présent son action illisible et peu efficace face à la crise mondiale et à ses retombées sur les Etats membres de l’Union. Il n’est pas acceptable de laisser le FMI se porter seul au secours de la Grèce. La solidarité européenne doit s’exercer à chaque fois qu’un de ses membres est pris à la gorge. C’est dans cet esprit que les députés socialistes voteront le collectif budgétaire destiné au plan de sauvetage de la Grèce et qui est discuté cette semaine par la représentation nationale.
La seule réserve concerne le taux d’intérêt du prêt consenti à la Grèce : 5%. Il aurait été préférable sur tous les plans que les prêts soient accordés au taux le plus bas du marché.
L’Europe n’est pas là pour tirer bénéfice des difficultés de ses membres ! Cette réserve ne nous détourne pas du principal : aider la Grèce. La solidarité est le principe fondateur de l’Union. Elle est aussi son intérêt en cassant la spéculation qui s’exerce, derrière la Grèce, contre toute la zone euro.
L’Europe a tardé
Lorsque la crise grecque a éclaté, l’Europe s’est divisée sur la réponse et n’a pas su envoyer un message de solidarité fort de nature à calmer les marchés financiers et à enrayer la course spéculative. Ses retards ont laisse se développer des risques de contagion, en révélant au grand jour les dysfonctionnements dont elle souffre : manque de réactivité, incapacité du Président de la commission à mener une action coordonnée, tergiversations du couple franco-allemand. L’Europe, en tant qu’espace politique de solidarité est encore à construire. Lire la suite »




