Expulsion des Roms : Nouvelle attaque du gouvernement contre les droits de l’homme.
Publié par mariannereynaud le août 25, 2010

Expulsions de Roms en france
Cette rentrée politique 2010 est marquée par la volonté gouvernementale de mener une politique d’expulsion massive de la population rom en France. Le sujet fait débat et il y a de quoi ! Une population stigmatisée, qui nous rappelle sans aucun doute une triste époque de notre histoire.
Rappelons que depuis 2007, a Roumanie est entrée dans l’Europe avec l’accord de la France, pays fondateur de l’union. En Europe, il existe ce que l’on appelle la libre circulation des biens et des personnes. Les roms n’ont donc pas besoin de visa pour entrer sur le territoire français et peuvent y circuler comme tout autre européen librement selon la loi.
Rappelons également l’article 1er de la constitution de la 5ème république : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »
En un instant, Nicolas Sarkozy et la politique du gouvernement ont bafoué non seulement les fondements de notre république mais aussi un des principes fondamentaux de l’Europe.
Même l’église s’en mêle !
Les réactions du pape Benoît XVI et d’hommes d’Église qui viennent après celles de l’ONU et de pays européens, contre les expulsions de Roms par le gouvernement, mettent la France « au ban des nations en matière de droits de l’Homme ». Le pape avait appelé dimanche, en français lors de l’Angelus, à « accueillir les légitimes diversités humaines ». Rares sont les cas d’intervention de l’église dans la politique d’un gouvernement, ce qui traduit de toute évidence l’importance de la dérive.
Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste, dans une récente déclaration publique a estimé à juste titre qu’il y avait « une politique évidente de stigmatisation » à l’encontre de cette minorité. C’est une politique de répression organisée, loin des politiques de prévention et d’accompagnement qui offrent des résultats plus efficaces à long terme.
Une stigmatisation injuste.
Par ailleurs, comment juger que les Roms, plus que d’autres, ne doivent pas séjourner sur notre territoire ? Un noir doit-il être expulsé parce qu’il est noir ? Un juif devrait-il être exterminé parce qu’il était juif ? Dans quel pays vivons-nous ? La terre n’appartient à personne. Les hommes ne peuvent décider arbitrairement du destin de leurs semblables.
La criminalité Rom est soit disant mise en cause. Mais la criminalité française n’existe-elle pas ? Bien évidemment. Nicolas Sarkozy a annoncé que les Roms étaient le « fléau de nos ville » tel une nouvelle peste des temps modernes. Il cultive les phrases provocatrices emplies de préjugés « Comment se fait-il que l’on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent ? » Qu’est-ce que cela signifie ? Que parce que l’on est Rom on a génétiquement l’envie de travailler ? A-t-il vraiment observés les chiffres du chômage ? L’augmentation constante des demandeurs d’emploi ou l’explosion des travailleurs pauvres de notre pays ? Les propos sont inadmissibles et outrageant vis à vis d’un peuple déjà meurtri.
L’égalité, principe républicain inscrit sur chaque fronton de mairie, est aujourd’hui une valeur qui perd tout son sens. Nous vivons dans un pays où les inégalités font loi, ou les droits fondamentaux sont sans cesse malmenés. Monsieur Sarkozy oublie bien trop vite ses propres origines. Jean-Marie Le Pen a ses martyrs, Nicolas Sarkozy a trouvé les siens.




